fbpx

Génération nomophobes ?

L’adoption des services de l’économie collaborative sont-ils une histoire de génération ?
La génération Y mais, surtout la génération Z (les “millenials”) sont nées dans une société connectée où Internet est une ressource aussi indispensable que l’électricité (et même plus importante que le téléphone fixe).
Pour certains, le smartphone est même devenu une extension de soi, au point qu’un nouveau mot a été inventé : la nomophobie, la peur de ne pas avoir son smartphone.
Comme le montre cette enquête de TNS-SOFRES de Novembre 2015, les millenials passent plus de 3,2 heures par jour sur leur mobile et plus de 5 heures par jour sur Internet.
Ces générations YZ et dans une moindre mesure la génération X, qui sont hyperconnectées, sont aussi les clientes les plus assidues de l’économie collaborative.
Cela signifie-t-il que ces générations pensent différemment ?  Ont-elles une nouvelle relation à l’usage, à la propriété et au partage ?

Une vitesse d’adoption inouïe

Les réseaux sociaux ont été les premiers signaux de l’appétence de ces générations au besoin de relations directes, d’instantanéité et de nomadisme. Sur plus de 55 millions d’internautes en France, les réseaux sociaux connaissent un taux d’adhésion exceptionnel.
Il est d’autant plus notable que des réseaux sociaux comme Snapchat ou Périscope, qui étaient embryonnaires il y a deux ans encore, connaissent un succès fulgurant. Ils ringardisent les leaders du marché. Les générations Z sont les principaux moteurs de cette adoption.

Nombre d’utilisateurs actifs sur les réseaux sociaux

L’arrivée du numérique dans les usages de l’automobile est représentative de cette tendance.
En, 2 ans à peine, Blablacar, Uber, Ouicar, Drivy ou Autolib sont devenus des solutions aussi naturelles qu’incontournables dans l’usage de l’automobile, offrant à ces entreprises un développement international instantané.
Mais quelles sont les raisons fondamentales de ces usages ?

Une vitesse d’abandon non moins inouïe

Ces études montrent, également, que ces consommateurs ont un attachement faible à une application ou un service et qu’ils n’hésitent pas à zapper. Aujourd’hui, Facebook est en perte de vitesse sur ces générations et est devenu, à leurs yeux, le réseau social de leurs parents.
Autre cas de figure, dans le secteur de l’usage automobile, lorsque le service UberPop a été suspendu en juillet 2015, il n’a fallu que quelques jours pour que les utilisateurs basculent vers Hitch.

Des leviers d’adoption basés sur des valeurs ?

Cette volatilité dans l’adhésion aux services illustrent les raisons profondes qui animent les choix de cette génération de consommateurs.  Les raisons économiques et de confort prévalent sur les considérations éthiques, écologiques ou idéalistes.
A l’heure où le prix d’une place de parking devient prohibitif dans les grandes villes et lorsque des mairies font appel à des percepteurs privés pour optimiser le recouvrement, le prix de l’essence et le prix des assurances enfoncent le clou des frais fixes sur un véhicule. Les alternatives offertes par l’économie collaborative représentent donc une solution pragmatique à la dégradation des environnements.
Ce sont finalement les générations précédentes (X et Babyboomers) qui semblent inspirées par ces concepts de partage, d’écologie et d’humanisme. Et c’est bien la force de l’économie collaborative : s’adresser à plusieurs générations.