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L’essor de l’économie collaborative a entraîné, dans son sillage, le développement d’une activité humaine de pair à pair, dont l’objectif est de produire de la valeur en commun en s’appuyant sur de nouvelles formes d’organisation du travail et d’échanges professionnels. Reposant sur les principes d’une société du partage, elle passe par :
  • la mutualisation des biens, des espaces, des outils et des savoirs
  • l’organisation des citoyens en « réseau » ou en communautés
  • et généralement l’intermédiation via des  plateformes internet

« Cultiver » le capital humain

« Collaborative » : ce terme reflète en premier lieu la dimension humaine de l’entreprise. Celle-ci a en effet conscience que le capital humain représente sa première richesse et qu’en prendre soin la mènera à un surcroît de performance.

Soigner son capital humain revient donc à valoriser les contributions de ses employés :

  • pour remplir les tâches décrites par leur fiche de poste
  • mais également grâce à la prise en compte de leurs capacités humaines (techniques, intellectuelles, comportementales) dans leur ensemble.
En effet, au sein d’une entreprise collaborative, on a conscience que ce sont les vendeurs/ses au contact de la clientèle sont les mieux placés pour connaître les besoins du consommateur. Une usine collaborative considère que ce sont les ouvriers des chaînes de montage qui identifient le mieux les leviers d’amélioration de la production.

Capter en s’associant et en co-créant.

Il existe autant d’organisations d’équipes que de projets différents.  Ces dernières sont  plus efficaces, adaptées aux exigences spécifiques d’un projet  plutôt que lorsqu’elles restent figées dans le strict respect d’un organigramme.

Le Staff Sharing, défini comme le partage de personnels et de compétences, apparaît comme une notion nouvelle. Flou pour la plupart des PME, il s’impose pourtant comme un outil nécessaire dans une économie en constante évolution. Porteur de valeurs fortes, le principe du Staff Sharing répond également au désir de relations sociales plus conviviales. Avant d’être un outil de développement essentiel, le Staff Sharing repose avant tout sur un état d’esprit de collaboration, de travail de groupe et d’échanges.

Ces dernières décennies, la prolifération de nouvelles activités et l’émergence de projets ont poussé les entreprises à s’adapter et à recruter davantage de profils hétéroclites. Toutes ces entreprises, et particulièrement les PME, se heurtent à un obstacle : recrutement et flexibilité. Ce sont les deux termes qui effraient toutes les entreprises sur le marché.

Une étude réalisée en 2016 par Pôle Emploi a permis de mettre en évidence les difficultés de recrutement de nombreux profils, la plupart très spécialisés et peu disponibles sur le marché de l’emploi.

Concernant les zones les plus touchées par les difficultés de recrutement : l’Île-de-France, l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Provence-Alpes-Côte-D’azur arrivent en tête. En ce qui concerne les cadres, de manière plus spécifique, une étude de l’APEC publiée en décembre 2015 indiquait que, déjà sur l’année 2014, 6 recruteurs sur 10 éprouvaient des difficultés dans leur recherche de candidats, les postes en informatique ou relatifs à la production industrielle-travaux et chantiers étant les plus difficiles à pourvoir.

Gagner en Fléxi-sécurité

Grâce au Staff Sharing, les entreprises peuvent devenir la main invisible portant secours aux anciens concurrents. De nombreuses acteurs, déjà solidement implantées sur le marché, soutiennent cette économie qui tend à modifier nos modes de vies.

Nous pourrions citer des Airbnb ou Blablacar qui sont des entreprises porteuses de ces idées. Mais sur quoi reposent-elles exactement, en dehors de l’utilisation de ressources inutilisées à 100% ?

Sur la notion de confiance. Nous finissons par avoir confiance en des personnes que nous n’avons jamais rencontrées. Il s’agit d’une conception qui aurait été inimaginable pour beaucoup d’entre nous il y a quelques décennies.

Le marché a développé des logiques d’individualisme et de performances qui poussent les entreprises à entrer dans un fort esprit de compétitivité. Cependant, ce système présente des limites et il est nécessaire d’intégrer au monde de l’entreprise le concept du « vivre ensemble », générateur d’enthousiasme, de collaboration, de rencontres et d’échanges autour de projets qui ne sont pas forcément traités par tous les employés et qui permet également de progresser, tant sur le plan professionnel que sur la création d’un ensemble de valeurs, dans une optique de développement en équipe.

Nous pourrions rappeler la citation de Georges Dor :

« À partager, on gagne toujours : si je partage une joie, je la multiplie. Si je partage une peine, je la divise en deux ».

Rédacteur:
Amri Hamid  – étudiant-entrepreneur à l’IAE De Corse.