Pour préserver leurs marges, les ESN se doivent notamment de limiter les intercontrats. Cette gestion tourne parfois au casse-tête mais certains intervenants se proposent de la faciliter. C’est le cas de Staffman, une société fondée en mai dernier qui exploite un portail web du même nom. Il permet aux sociétés de services IT de publier les disponibilités de leurs collaborateurs entre deux missions ou, à l’inverse, de faire état de leurs besoins en compétences.

Quel que soit le cas de figure, les taux journaliers applicables sont indiqués, tout comme les compétences des ingénieurs proposés ou recherchés, ainsi que leurs localisations géographiques ou celles des projets et la durée de mise à disposition. « Nous n’affichons pas le nom des SSII qui utilisent notre plate-forme par soucis de confidentialité, indique Bastien Vialde, président et co-fondateur de Staffman. Elles choisissent elles-mêmes de dévoiler leurs identités en acceptant ou non une mise en relation.»

 

 

Plutôt que de bâtir son modèle économique sur la perception de commission par affaires conclues, à l’image de certains de ses concurrents, Staffman préfère facturer l’accès à son service par un forfait dont le prix moyen est de 300 € par mois et par utilisateur. Les freelances, eux, ne payent pas. A l’heure actuelle, 78 entreprises ont souscrit aux services de la société en ouvrant 148 comptes utilisateurs. Depuis mai, 200 mises en relations ont été réalisées. « Nous disposons de 124 profils d’ingénieurs, de développeurs et autres profils techniques disponibles immédiatement », précise Bastien Vialde.

Pour sa première année d’exercice, Staffman vise un chiffre d’affaires de 500 K€ environ. Dès la deuxième année d’activité de la société, ses facturations devraient passer à 2 M€. Son objectif  de croissance, elle le bâtit notamment sur le fait que la clientèle qu’elle peut séduire est large. A elle seul, estime-t-elle, les ESN de plus de 50 personnes représenteraient un vivier de 3000 clients potentiels