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Il n’y a pas une journée sans qu’un acteur de l’ubérisation se distingue dans les médias. Effet de mode ou réel engouement pour cette nouvelle économie ?

Les deux certainement.

L’ubérisation n’échappe pas au fameux cycle de Hype (cycle de vie d’un concept ou d’une technologie de son émergence à son obsolescence). Nous sommes aujourd’hui encore sur la première phase de croissance qui libère les énergies et laisse place à l’imagination des entrepreneurs.  Il est difficile de définir, a priori, les initiatives qui seront des échecs, mais ce qui est certain, c’est que, parmi elles, se cachent des pépites de la nouvelle économie qui déstabiliseront ou prendront le relais de grands acteurs bien en place.

Après une phase d’assainissement du marché, ces solutions s’inscrivent dans une étape de développement et de profitabilité.

Un modèle économique qui séduit tous les secteurs

Uber, Blablacar, Airbnb sont devenus en quelques mois ou quelques années, des valeurs sures de l’économie collaborative.
Mais aujourd’hui, de nouveaux acteurs émergent sur un large panel sectoriel. L’Observatoire de l’Ubérisation a regroupé quelques-uns de ces nouveaux entrants.
La question fondamentale à se poser avant de se lancer dans l’ubérisation d’un domaine est d’analyser si cette organisation collaborative est disruptive pour ce secteur ?
Il est donc primordial de maîtriser le secteur d’activité ou le métier que l’on souhaite transformer. Les grandes réussites sont plus souvent portées par des spécialistes du secteur innovant que par des informaticiens chevronnés.
Pour le consommateur et le fournisseur, l’envie d’utiliser et d’être acteur de ce service n’est pas lié à la technologie proprement dite mais, bien à la valeur organisationnelle, économique ou sociétale qu’elle offre.
Quelles sont les limites de cette diffusion dans l’économie ?

Peu de secteurs de l’économie peuvent éviter de glisser vers une économie plus collaborative. Même si les fonctions régaliennes de l’Etat restent préservées des domaines qui semblaient inébranlables (comme le métier d’avocat, médecin ou banquier) sont maintenant impactés. Même les huissiers ou les notaires se retrouveront, à terme, sous la menace de la blockchain.

Au delà des secteurs, c’est la valeur ajoutée apportée qui justifie cette transformation.

L’entreprise qui se créé sur ce modèle doit donc limiter au maximum ses coûts (IT, structure), se concentrer sur l’optimisation des processus, l’amélioration et surtout, la création de nouveaux services.

Le monde de la réalité a ses limites, le monde de l’imagination est sans frontières.

Jean-Jacques Rousseau

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