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Dans un article publié le 1er Août 2016, LeMonde.fr revenait sur le troll d’ubérisation du ramassage de crottes de chien lancé aux Etats-Unis: “Pooper” (Article).

Bien entendu, cette application de ramassage collaboratif d’excréments canins n’existe pas, mais les réactions suscitées par son lancement posent des questions éthiques sur les limites et la communication des sites d’ubérisation.

Les limites ?

Dans un précédent article, nous avons vu que les limites sectorielles disparaissent avec le temps et que même si certains secteurs se transformeront plus vite que d’autres, rares sont ceux qui ne seront pas concernés par la dimension technologique et collaborative de l’ubérisation.

Les limites éthiques sont étroitement liées aux cultures et à la relation que nous avons à la valeur travail.

Le phénomène Uber est un bon exemple. L’implantation d’Uber dans différent pays n’a pas suscité les mêmes réactions selon les états : de l’interdiction pure et simple, à la mise en place d’une règlementation spécifique ou une simple demande de transparence. Chaque pays réagit en fonction de sa culture (et du poids des lobbies !).

Un exercice de style

Sur la forme, ce troll est instructif car il reprend tous les codes de l’économie collaborative avec son caractère “amazing” qui commence à épuiser les consommateurs. Les acteurs du secteur doivent déjà penser à revoir leur stratégie de communication qui devient déjà obsolète.

Toulouse en première ligne

Sur le fond, cette approche collaborative de traitement des déjections canines est-elle si choquante que ça ?

Cette application n’est pas sans rappeler la solution offerte par l’entreprise inCity qui permet de signaler les dégradations via un smartphone et de constater leur prise en compte par les services municipaux. Ce service collaboratif et citoyen a notamment été déployé en 2015 dans des grandes villes françaises comme Toulouse.

La notion de citoyenneté et d’engagement sont des valeurs qui mobilisent d’autant plus que l’intérêt personnel se retrouve dans l’intérêt général. Waze a montré que les automobilistes pouvaient partager et informer sans autre retour que l’information partagée par les autres utilisateurs.

Pooper verra-t-il réellement le jour ? Il y a peu de chance. L’incivilité des propriétaires de chiens n’étant pas une fatalité, les citoyens se mobiliserons certainement d’une autre façon !

 

 

 

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