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Un an après avoir quitté son poste de Division Director chez Alten pour se lancer dans l’aventure de l’entreprenariat avec Joël, Bastien fait un bilan sur le passé, le présent et bien sûr le futur de Staffman.

Bonjour Bastien ! Peux-tu commencer par me présenter Staffman ?

“Oui je peux ! Staffman, c’est la première plateforme de staffing qui permet aux Entreprises du Service Numérique de trouver des ingénieurs très rapidement. Pour cela, on va chercher par tous les moyens possibles un ingénieur dispo pour lundi : par les canaux des freelances, des candidats, mais aussi par notre innovation, le staff-sharing. Notre objectif ? Mettre en relation des entreprises qui ont des compétences disponibles avec celles qui ont des besoins en compétences. ”

Dis-moi, comment est né Staffman, et qui en est le fondateur entre Joël et toi ?

“Après avoir collaboré pendant plusieurs années avec Joël, nous avions vraiment envie de travailler ensemble sur un projet de création d’entreprise. Le problème, c’est que nous savions ce que nous ne voulions pas faire, mais pas précisément ce que nous voulions faire ! Avec 15 ans d’expérience dans des Entreprises du Service Numérique, nous avons décidé de nous attaquer à la douleur la plus forte du secteur : le fait de ne pas pouvoir trouver réponse à tous ses contrats . On s’est alors demandé comment on pourrait arriver à le résoudre.
Le concept de l’économie collaborative nous attirait et on avait envie de faire quelque chose d’utile : en inventant le staff-sharing, on a réussit notre pari !”

Comment l’entreprise a évolué depuis ?

“Staffman est réellement arrivé vers le mois de novembre 2016 : avant cela, on était en phase d’introspection sur ce qu’on voulait et qu’on ne voulait pas pour notre start-up, Le premier nom qu’on a donné à Staffman était Job-A, une contraction entre nos 2 prénoms. On a vite abandonné cette idée plutôt médiocre pour Cdispo, sur lequel on est resté tout le mois de décembre. Et c’est finalement au début de l’année qu’on a découvert Staffman par hasard, en construisant une vidéo de communication pour Noël. C’est en voyant ce super héros  qu’on a eu envie de personnifier ce sujet du staffing. Et un superhéros qui fait du staffing, c’est forcément Staffman ! 🚀

Est-ce que vos objectifs de développements sont toujours les mêmes qu’au début ?

“Ce ne sont plus les mêmes. Au début on imaginait Staffman uniquement sur une mise en relation d’entreprises sur de l’intercontrat, On s’est vite aperçu que nous devions aller plus loin que ça en trouvant toutes les solutions possibles pour les entreprises : donc on a rajouté les freelances et les candidats (il y a toujours des talents qui passent à travers les mailles des ESN) à la plateforme. Et nous avons pleins d’idées innovantes pour les attirer !”

Comment s’est passé l’incubation ?

“Après avoir commencé à construire notre projet, on a décidé d’apprendre à connaître un peu le monde des start-ups, qui nous était totalement inconnu. Au mois d’octobre 2016, on a sorti nos costumes de business manager pour arriver dans un drôle d’endroit ! On s’est dirigé à la Cantine du Quai des Savoirs, qui ressemblait à un grand bar. Edouard Forzi, le président de la Mêlée Numérique et de la Cantine est venu nous parler et nous a posé 3 questions  : j’ai compris plus tard que c’était un pitch. Il nous a ensuite présenté à Mathias Estanio, le responsable du programme de pré-incubation de la Mêlée, le Starter.

Après avoir discuté, il nous a proposé de candidater à ce système de pré-incub pour début décembre et rentrer ainsi dans l’écosystème des start-ups toulousaines.
Finalement, on a fini par candidature à l’Incubateur Midi-Pyrénées grâce à Matthieu Laffond, qui était dans notre jury pour rentrer à la Cantine. Nous sommes donc rentré à l’Incubateur après avoir passé la sélection de février mars 2017. ”

Qu’est-ce que tu espères que Numa va apporter à Staffman ?

“Du business et des bons conseils ! Nous sommes dans une étape stratégique pour Staffman : cela fait maintenant 6 mois que la plateforme est commercialisée, plus de 100 entreprises sont maintenant enregistrées. Nous sommes en phase de croissance : pour que notre business model puisse fonctionner, nous devons compter sur un déploiement par zone géographique. En effet, au commencement, nous allions dans tous les sens, mais cela empêchait l’efficacité de la plateforme.
Avec Numa, on espère appliquer ce modèle qui marche à Toulouse dans les autres villes, notamment Montpellier, Bordeaux, et Lyon d’ici la fin de l’année. Courant 2018, on veut ensuite attaquer l’international, en commençant par le Bénélux.
Numa va nous aider à structurer notre modèle d’entreprise, en nous appuyant sur un réseau d’entreprises pour nous aider à aller plus vite. Numa est très connu en France et à l’international, c’est une garantie de qualité qui nous permettra de rencontrer de futurs investisseurs pour Staffman.”

Dans 5 ans ?

“Dans 5 ans, je pense que Staffman sera encore avec nous mais qu’il aura bien grandi ! J’imagine qu’il parlera plusieurs langues, qu’il saura faire autre chose que de l’ingénierie ou de l’informatique, qu’il aura développé son secteur géographique et ses secteurs d’activités. Et surtout, j’en suis sûr, il fera plus d’une centaine de millions d’euros de chiffre d’affaires !”